Le téléphone est un outil multi tâches, facile d’accès, efficace et rapide. Il est génial ! Et en même temps comment s’en faire un allié, sans gaspiller notre temps qui est si précieux ?
Une chercheuse de l’Université de Sainte-Anne en Nouvelle-Ecosse a effectué une étude sur 40 000 adolescents. Elle a alors pu observer qu’ils passaient plus de cinq heures par jour devant des écrans, ce qui représente 1820 heures par an, soit 75 jours.

Ce temps sur les écrans de téléphone, ou de tablettes, peut être expliqué par les raisons suivantes : la soif des « likes », mais également l’envie de continuer à jouer aux jeux vidéo qui troublent notre système de récompenses. La fréquence de ces actions entraîne la production de dopamines, hormone du plaisir. De fait, celle-ci n’a qu’une envie : réintégrer notre système. La dopamine pilote l’addiction ce qui contrarie la mise en place de nouvelles habitudes.

Ainsi, en rapport avec cette problématique, faire de son téléphone un allié reviendra à :

Prendre un temps d’introspection : s’observer et analyser le temps passé sur les téléphones, dans le but d’obtenir une prise de conscience.
Délaisser son téléphone durant un temps donné afin de créer un équilibre et un lien réel avec ceux qui sont proches.

Par ailleurs, allié vient du latin « alligare » ce qui signifie lier. Le téléphone peut alors devenir un ami virtuel, capable de nous aider et nous soutenir dans notre besoin d’information. Ainsi, un lien est donc créé entre cette technologie et nous. Cependant sa praticité et son infinies compétences peut vite s’apparenter au Janus avec ces deux visages.

En effet, la performance et la concentration lorsque le téléphone est proche, peuvent être impactées par la tentation de répondre aux notifications, qui est irrésistible. Cela s’explique par le fait qu’une attention optimale s’obtient à travers l’absence de toutes sources de distraction. Passer d’une tâche à l’autre, multiplie les chances de perdre l’objectif de travail. Le système attentionnel étant mis en action, recevoir des messages inappropriés au travail entraine une perte de temps, ouvre une brèche dans l’efficacité et l’affaiblissement des apprentissages. Par conséquent, décider de faire un choix s’avère important lorsque la priorité est de finir ce travail. Pour faire de son téléphone un allié, signifierait :

  • Enlever provisoirement les notifications des réseaux et si besoin des emails
  • Garder le telephone en dehors du lieu de travail.

Francis Eustache, neuropsychologue indique « l’utilisation d’un écran en soi n’est pas dangereux, c’est l’utilisation intempestive qui en est faite (qui peut l’être) ».

L’hyper-connexion peut avoir de l’influence sur le sommeil. L’intensité de la lumière bleue des écrans et le nombre d’images par seconde empêchent la sécrétion de mélatonine, hormone du sommeil. Cela vient donc impacter la phase de sommeil. Faire de son téléphone un allié est de passer à l’action :

Éteindre son téléphone une heure avant d’aller se coucher afin de préparer cette phase de sommeil.

Le sommeil est crucial pour acquérir et assimiler les connaissances intellectuelles en tant qu’étudiant. Etre le chef d’orchestre de son propre téléphone demande de la maitrise de soi.

Qui est ce maître, qui a le pouvoir de décision ?

Faire des réglages, adapter, affiner, éduquer notre mindset (état d’esprit), éveiller son intelligence afin de ne pas se gaver et le tour est joué.

Ou si on choisissait de mettre notre telephone portable de côté pendant un an, qu’est-ce qu’on ferait pendant ces 75 jours ?